Mon top 5 des plus belles randonnées

#5 Lac des Béraudes - Vallée de la Clarée (05)

Difficile de me remémorer le nombre de fois où je suis passé aux abords du lac mais nul doute que c’est l’un des plus beaux de notre département. Avec son bleu d’un turquoise scintillant, il est une invitation au vagabondage méditatif. Une invitation à la contemplation et au lâcher prise face aux merveilles que la nature peut nous offrir. C’est un classique de la haute vallée de la clarée, prisé et couru par les nombreux randonneurs. Ce n’est un secret pour personne mais il a toujours été synonyme de bons souvenirs pour moi. Une valeur sûre nichée à 2500 mètres d’altitude. 

#4 Lac Foréant - Parc Naturel Régional du Queyras (05)

L’histoire d’amour avec le Queyras a commencé tardivement mais il m’aurait été impossible de ne pas mettre un lieu de cet écrin sauvage devenu terre d’accueil pour moi. Difficile de choisir tant les souvenirs sont nombreux mais le vallon de Bouchouse avec ses différents lacs glaciaires, à quelques encablures de lieux mythiques comme le Col Agnel, le Mont Viso ou le Pain de Sucre, m’est apparu presque comme une évidence.

J’y suis passé de nombreuses fois, le plus souvent en y descendant depuis le col Vieux ou bien en le surplombant depuis le Col de l’Eychassier. Mais le lac foréant m’a toujours offert un spectacle scintillant. Quelque peu encaissé parmi les géants alentours, il s’est se faire remarquer par ses scintillements perçants qui semblent illuminer les sommets environnants. D’un calme sidérant, il reflète les arrêtes aiguisées des longues dalles saillantes de la Taillante. Il est un miroir de beauté. Un réservoir de bonheur pour qui sait prendre le temps de le contempler.

#3 Traversée des Calanques - Massif des Calanques PN (13)

Car c’est un peu là que tout a commencé. C’est ici que j’ai pris le goût pour la marche et le dépassement de soi. Le goût de l’effort autant que le goût de la sueur. Entre mer et cailloux, entre criques et sentiers escarpés, les calanques m’ont toujours emmené vers un horizon unique. Une sensation indescriptible d’authenticité sauvage à quelques encablures de la deuxième métropole française. Un joyau brut si fragile car de plus en plus fréquenté mais qui, le temps d’un hiver, m’est apparu comme mon jardin. Une relation symbiotique, presque addictive comme une sirène qui me happait vers les profondeurs de l’océan.

Impossible pour moi de choisir une seule calanque ou bien une seule randonnée. Si vous souhaitez voyager, je vous invite à traverser le massif d’ouest en Est, du port de Callelongue jusqu’à Port Miou. De Marseille à Cassis en une seule traite pour arpenter les sentiers si singuliers de ce territoire qui saura vous accueillir de la plus belle des manières. Gare au vent qui me s’avère puissant à proximité du Mont Puget. Prenez le temps de vous baigner dans l’une de ses nombreuses criques qui vous tendent les bras tout au long du chemin. C’est aussi çà le bonheur de randonner le long de la mer. Un lieu unique que je porte haut dans mon coeur.

#2 Lac d’Allos - Limite Occidentale Mercantour (04)

Je suis allé trois fois aux abords du plus grand lac naturel d’altitude d’Europe. Ce lac est d’une beauté sans nom. Une fois plongé dans l’immensité de ce cirque fascinant, il est difficile d’en ressortir indemne. Quelque soit le sentier par lequel on aborde cet endroit, la magie s’opère. En arrivant depuis le Col de la Cayolle ou bien en surplombant le lac depuis le mythique Mont Pelat, le voyage est unique. Je me demande même pourquoi je n’y suis pas retourné plus souvent. Sûrement la crainte de se lasser d’un tel spectacle ou de raviver des souvenirs forts de partages uniques autour de cet endroit si particulier. J’ai chaque fois eu la chance de profiter de cet espace naturel sans être oppressé par une foule trop présente. C’est aussi un élément qui me permet de conserver un souvenir indélébile et puissant de mes différentes rencontres avec le lac d’Allos. En voici quelques clichés pour saisir cette atmosphère pénétrante, enivrante et délicieusement subtil de ce lac de montagne au combien unique.

#1 Tête de la Fréma - Haute vallée de l’Ubaye (04)

Difficile de ne pas placer la Tête de la Fréma en tête de mon classement, pour la simple et bonne raison qu’il s’agissait de ma première véritable randonnée estivale. Partis sur un coup de tête avec un bon copain avec lequel je n’avais jamais randonné, nous sommes partis de Marseille afin de rejoindre la Haute Vallée de l’Ubaye pour un week-end montagne. J’ai même du mal à me souvenir ce qui nous avait motivé à l’époque mais nous avions réservé notre nuitée au Refuge du Chambeyron, sans trop avoir de notion de timing ou d’idées précises sur notre itinéraire. Je me souviens que nous étions arrivés assez tôt au refuge et que nous aurions pu continuer davantage.

Mais après une nuit somme toute agitée par les multiples ronflements de nos partenaires de chambre, nous étions partis de bonne heure afin d’aller gravir notre premier 3000. Du refuge, l’itinéraire était assez évident et sans difficultés majeures. Une fois le lac des neufs couleurs laissés sur notre gauche, il fallait rejoindre le col de la Gypière pour ensuite regagner notre sommet objectif de la matinée à 3151m.

Vue sur le Brec de Chambeyron

Je me souviens si bien d’avoir été stupéfait par l’aspect pyramidal du Mont Viso qui se dressait face à nous. Je me souviens si bien avoir été envahi d’un apaisement intense à la vue de ces chaînes de montagnes inondées d’un profond soleil azuréen. Je me souviens si bien ce cette croix au sommet qui semblait me conforter à l’idée que l’homme est habité par une insatiable quête de hauteur et de domination. De cette croix, le lac des neufs couleurs semblait si petit, presque insignifiant. Nous étions là, silencieux et ébahis par la grandeur et la profondeur qu’offraient ces lignes de crêtes saillantes et accueillantes à la fois. Un souvenir intemporel, encore si vif.

Au sommet de la tête de la Fréma - août 2013

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